STELLA MARIS
DOUARNENEZ
Rouzo, l’empreinte de Gourcuff.

Arrivé à l’intersaison à Douarnenez, Fred Rouzo a déjà posé sa patte sur la Stella Maris, invaincue en R2 et en Coupe de France avec un 7tour à disputer ce dimanche contre Lannion (N3).

On peut dire que les dirigeants de la Stella Maris ne se sont pas trompés. Quand il a fallu trouver un successeur à Tanguy Niox qui souhaitait prendre du recul, ils ont eu le nez creux en choisissant le Morbihannais Fred Rouzo (50 ans), qui venait de passer deux saisons à la tête des féminines de La Roche sur Yon ESO, en D2F.

 

Un sans-faute

Pour l’instant, la Stella Maris réalise un sans-faute en championnat de R2 (six victoires en six matchs, 20 buts marqués pour aucun encaissé) ainsi qu’en Coupe de France où elle accède pour la deuxième saison d’affilée au 7e tour de la Coupe de France. « Il y a un groupe qui a bien adhéré, mais c’est aussi le fruit du boulot effectué auparavant et grâce à la présence de bons joueurs », explique avec modestie le nouveau coach douarneniste, content d’être revenu dans sa Bretagne natale. L’empreinte que Fred Rouzo est en train de laisser à Douarnenez, c’est aussi celle de Christian Gourcuff, son mentor, originaire de la cité Penn Sardin, côté Tréboul.

« Gourcuff m’a inspiré »

« Durant tout le temps que j’ai passé à Lorient - comme joueur, puis comme éducateur et entraîneur - il m’a vraiment inspiré comme il en a inspiré d’autres avec ses principes simples : partager les choses avec et sans le ballon dans le cadre d’une organisation où les rôles sont bien définis mais qui permet à chacun de s’exprimer. Le joueur moyen devient bon et le bon joueur devient ainsi très bon. Quand on voyait les équipes de Lorient, c’était un plaisir mais c’était aussi performant ».

Avec ce septième tour de la Coupe de France contre Lannion, Fred Rouzo retrouve une épreuve qui lui a souri quand il était joueur. « C’est peut-être un hasard » sourit-il. « Pour une équipe comme la nôtre, on voit bien que l’étau se resserre, mais notre chance est là. On est sur une bonne dynamique et à domicile. Il ne faudra pas avoir de complexes, ne pas rester sur la réserve, tout en respectant le plan de jeu et les consignes car ce n’est pas en partant la fleur au fusil qu’on peut gagner ce genre de match. L’envie ne suffit pas. Il faut structurer les choses ».


En pensant à Blouet

Pour ce match spécial, staff et joueurs passeront la matinée à la thalasso de Douarnenez. « Les dirigeants font ce geste car ils se rendent compte que les gamins font beaucoup d’effort. Je parle de gamins car mon équipe a juste 23 ans de moyenne d’âge avec deux « anciens » qui atteignent les 29 ! » Ce match, les Stellistes le joueront aussi pour leur coéquipier Alan Blouet, qui s’est fait le tibia et le péroné en championnat contre Plouay. « Il sera avec nous », prévient Fred Rouzo, qui ne s’interdit rien pour sa première saison douarneniste. « J’ai dit aux garçons qu’il fallait être ambitieux ».

Ça vaut autant pour la Coupe de France que le championnat.


© Le Télégramme (texte et photo)

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